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Club deal immobilier : fonctionnement, risques et opportunités pour diversifier son patrimoine

Club deal immobilier : fonctionnement, risques et opportunités pour diversifier son patrimoine

Club deal immobilier : fonctionnement, risques et opportunités pour diversifier son patrimoine

Le club deal immobilier s’est imposé ces dernières années comme un outil de diversification patrimoniale à mi-chemin entre l’investissement locatif classique et les véhicules collectifs type SCPI. Promesse affichée : accéder à de « belles opérations » réservées jusque-là aux professionnels ou aux grands patrimoines. Mais derrière l’argument marketing, comment fonctionne réellement un club deal immobilier ? Et surtout : pour qui est-ce adapté… et avec quels risques ?

Qu’est-ce qu’un club deal immobilier ?

Un club deal immobilier est une opération d’investissement collectif dans un projet immobilier précis, portée par un petit nombre d’investisseurs privés (souvent entre 5 et 30), réunis au sein d’une structure ad hoc, généralement une société (type SAS, SARL ou société civile).

On parle de « club » parce qu’il s’agit d’un cercle restreint d’investisseurs, sélectionnés par un opérateur (conseiller en investissement, marchands de biens, promoteur, family office, plateforme spécialisée, etc.).

Caractéristiques principales :

En bref : vous ne devenez pas propriétaire d’un studio à louer, mais associé d’une société qui détient un ou plusieurs biens immobiliers, pour un projet déterminé dans le temps.

Club deal, SCPI, investissement en direct : les différences essentielles

Le club deal se situe à la croisée de plusieurs modes d’investissement immobilier. Pour bien en mesurer l’intérêt, il faut le comparer à ce que vous connaissez déjà.

Par rapport à un achat en direct (appartement, maison, immeuble de rapport) :

Par rapport à une SCPI :

En bref : le club deal est plus engagé qu’une SCPI (projet précis, durée limitée), mais moins chronophage qu’un achat en direct. Il s’adresse à un investisseur qui accepte d’être passif, mais qui souhaite comprendre précisément dans quoi il s’engage.

Comment fonctionne un club deal immobilier, étape par étape ?

Le schéma classique d’un club deal suit plusieurs phases successives.

1. Sourcing et montage de l’opération

2. Levée des fonds auprès des investisseurs

3. Réalisation de l’opération

Les investisseurs reçoivent parfois des distributions intermédiaires (revenus locatifs), mais dans certaines opérations, tout est capitalisé jusqu’à la sortie.

4. Sortie et répartition du produit

En bref : vous entrez dans un projet temporaire. Votre horizon est celui de l’opération, pas celui d’une rente viagère. Le gain potentiel se concentre souvent à la fin.

Quels types de projets sont proposés en club deal ?

Le terme « club deal immobilier » recouvre en réalité des stratégies très différentes. Le risque et la rentabilité attendue varient en conséquence.

Quelques exemples fréquents :

Avant de vous intéresser au montage juridique, commencez par cette question simple : « Quel est exactement le métier que l’on fait avec mon argent ? Promoteur ? Gestionnaire locatif ? Spéculateur sur la hausse des prix ? » La réponse conditionne le risque réel.

Les avantages d’un club deal immobilier pour un patrimoine privé

Bien utilisé, le club deal peut offrir plusieurs atouts pour un épargnant déjà sensibilisé à l’immobilier.

En bref : le club deal intéresse surtout les investisseurs qui veulent monter en gamme sur la qualité des actifs, sans assumer seuls la complexité de l’opération.

Les risques et pièges à ne pas sous-estimer

Le club deal est parfois présenté comme un « bon plan confidentiel ». C’est une erreur de perspective. On reste sur un investissement en capital, non garanti, avec plusieurs couches de risque.

Risque n°1 : risque de marché et de projet

Ce risque est inhérent à tout projet immobilier. Mais dans un club deal, vous n’avez pas la main pour corriger la trajectoire en cours de route.

Risque n°2 : risque d’opérateur

C’est souvent le point faible. Un bon projet sur le papier peut être mal exécuté. À l’inverse, un opérateur expérimenté saura sécuriser un dossier moyen.

Risque n°3 : risque juridique et de gouvernance

Dans un cercle restreint, certains estiment que « tout se fait à la confiance ». C’est précisément ce qu’il faut éviter.

Risque n°4 : illiquidité totale

Sauf montage très spécifique, il n’existe pas de marché secondaire organisé pour revendre vos parts en cours de route. Si vous avez besoin de liquidités, vous devrez trouver vous-même un repreneur, souvent avec une décote importante… si l’opération est encore attractive.

En bref : n’investissez jamais dans un club deal de la même façon que dans un livret ou une assurance-vie. Le risque de perte en capital, voire de blocage prolongé, doit être anticipé dès le départ.

Ce qu’il faut regarder avant d’entrer dans un club deal

Avant de signer, plusieurs vérifications s’imposent. Certaines relèvent du bon sens, d’autres d’un examen juridique précis.

Sur l’opérateur

Sur le projet

Sur la structuration juridique et financière

À ce stade, l’avis d’un professionnel du droit (notaire, avocat) ou d’un conseil patrimonial indépendant peut éviter des déconvenues. Un club deal reste un contrat à plusieurs, avec des enjeux importants.

Comment intégrer un club deal dans votre stratégie patrimoniale ?

Un club deal ne doit jamais constituer le socle de votre patrimoine. C’est un outil de diversification, éventuellement de dynamisation, mais qui suppose une base solide en amont.

Quelques repères de bon sens :

Le club deal peut particulièrement intéresser :

Plan d’action : les bonnes pratiques avant de vous lancer

Pour terminer de manière opérationnelle, voici une liste de vérifications à effectuer avant de rejoindre un club deal immobilier.

Le club deal immobilier n’est ni une martingale, ni un produit réservé à quelques initiés éclairés. C’est un outil parmi d’autres, utile pour ceux qui en comprennent les mécanismes et l’acceptent pour ce qu’il est : un investissement en capital, ciblé, potentiellement rémunérateur, mais exigeant en matière de sélection et de discipline patrimoniale.

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